miércoles, 30 de diciembre de 2009

COLLAGE


En el suplemento cultural de la Vanguardia de hoy, el Culturas, salen los collages de una amiga, Gloria, su blog está lincado a este en el apartado de blogs que visito. Al lado de los collages han incluido un fantástico cuento de Alphonse Allais: Collage. Lo copio aquí en su versión original.

COLLAGE

Le Dr Joris Abraham W. Snowdrop, de Pigtown (U.S.A.), était arrivé à l’âge de cinquante-cinq ans, sans que personne de ses parents ou amis eût pu l’amener à prendre femme. L’année dernière, quelques jours avant Noël, il entra dans le grand magasin du 37th Square (Objets artistiques en Banaloïd), pour y acheter ses cadeaux de Christmas. La personne qui servait le docteur était une grande jeune fille rousse, si infiniment charmante qu’il en ressentit le premier trouble de toute sa vie. À la caisse, il s’informa du nom de la jeune fille.

– Miss Bertha.

Il demanda à miss Bertha si elle voulait l’épouser. Miss Bertha répondit que, naturellement (of course), elle voulait bien. Quinze jours après cet entretien, la séduisante miss Bertha devenait la belle «mistress» Snowdrop. En dépit de ses cinquante-cinq ans, le docteur était un mari absolument présentable. De beaux cheveux d’argent encadraient sa jolie figure toujours soigneusement rasée. Il était fou de sa jeune femme, aux petits soins pour elle et d’une tendresse touchante. Pourtant, le soir des noces, il lui avait dit avec une tranquillité terrible:

– Bertha, si jamais vous me trompez, arrangez-vous de façon que je l’ignore.

Et il avait ajouté:

– Dans votre intérêt.

Le Dr Snowdrop, comme beaucoup de médecins américains, avait en pension chez lui un élève qui assistait à ses consultations et l’accompagnait dans ses visites, excellente éducation pratique qu’on devrait appliquer en France. On verrait peut-être baisser la mortalité qui afflige si cruellement la clientèle de nos jeunes docteurs. L’élève de M. Snowdrop, George Arthurson, joli garçon d’une vingtaine d’années, était le fils d’un des plus vieux amis du docteur, et ce dernier l’aimait comme son propre fils. Le jeune homme ne fut pas insensible à la beauté de miss Bertha, mais, en honnête garçon qu’il était, il refoula son sentiment au fond de son cœur et se jeta dans l’étude pour occuper ses esprits. Bertha, de son côté, avait aimé George tout de suite, mais, en épouse fidèle, elle voulut attendre que George lui fasse la cour le premier. Ce manège ne pouvait durer bien longtemps, et un beau jour George et Bertha se trouvèrent dans les bras l’un de l’autre. Honteux de sa faiblesse, George se jura de ne pas recommencer, mais Bertha s’était juré le contraire. Le jeune homme la fuyait; elle lui écrivit des lettres d’une passion débordante:

«…Être toujours avec toi; ne jamais nous quitter, de nos deux êtres ne faire qu’un être!…»

La lettre où flamboyait ce passage tomba dans les mains du docteur qui se contenta de murmurer:

– C’est très faisable.

Le soir même, on dîna à White Oak Park, une propriété que le docteur possédait aux environs de Pigtown.

Pendant le repas, une étrange torpeur, invincible, s’empara des deux amants. Aidé de Joe, un nègre athlétique, qu’il avait à son service depuis la guerre de Sécession, Snowdrop déshabilla les coupables, les coucha sur le même lit et compléta leur anesthésie grâce à un certain carbure d’hydrogène de son invention. Il prépara ses instruments de chirurgie aussi tranquillement que s’il se fût agi de couper un cor à un Chinois. Puis avec une dextérité vraiment remarquable, il enleva, en les désarticulant, le bras droit et la jambe droite de sa femme. À George, par la même opération, il enleva le bras gauche et la jambe gauche. Sur toute la longueur du flanc droit de Bertha, sur toute la longueur du flanc gauche de George, il préleva une bande de peau large d’environ trois pouces. Alors, rapprochant les deux corps de façon que les deux plaies vives coïncidassent, il les maintint collés l’un à l’autre, très fort, au moyen d’une longue bande de toile qui faisait cent fois le tour des jeunes gens. Pendant toute l’opération, Bertha ni George n’avaient fait un mouvement. Après s’être assuré qu’ils étaient dans de bonnes conditions, le docteur leur introduisit dans l’estomac, grâce à la sonde œsophagienne, du bon bouillon et du bordeaux vieux. Sous l’action du narcotique habilement administré, ils restèrent ainsi quinze jours sans reprendre connaissance. Le seizième jour, le docteur constata que tout allait bien. Les plaies des épaules et des cuisses étaient cicatrisées. Quant aux deux flancs, ils n’en formaient plus qu’un. Alors Snowdrop eut un éclair de triomphe dans les yeux et suspendit les narcotiques. Réveillés en même temps, Georges et Bertha se crurent le jouet de quelque hideux cauchemar. Mais ce fut bien autrement terrible quand ils virent que ce n’était pas un rêve. Le docteur ne pouvait s’empêcher de sourire à ce spectacle. Quant à Joe, il se tenait les côtes. Bertha surtout poussait des hurlements d’hyène folle.

– De quoi vous plaignez-vous, ma chère amie? interrompit doucement Snowdrop. Je n’ai fait qu’accomplir votre vœu le plus cher: Être toujours avec toi; ne jamais nous quitter; de nos deux êtres ne faire qu’un être…

Et, souriant finement, le docteur ajouta:

– C’est ce que les Français appellent un collage.

jueves, 24 de diciembre de 2009

bon nadal...!


Blue Christmas-

a little bit later...


Christmas Time- (en el video) donde el doble filo de las navidades pasa por las caras esculpidas en la gravedad y por el labio hinchado del gran Elvis y su risa espontánea y, aunque suave, completamente ida.


EL VIGILANTE DE LA NIEVE (A. Gamoneda, de "El libro del Frío")

1.

El vigilante fue herido por su madre;

Describió con sus manos la forma de la tristeza y acarició
cabellos que ya no amaba.

Todas las causas se aniquilaban en sus ojos.

2.

En la ebriedad le rodeaban mujeres, sombra, policía, viento.

Ponía venas en las urces cárdenas, vértigo en la pureza; la flor
furiosa de la escarcha era azul en su oído.

Rosas, serpientes y cucharas eran bellas mientras permanecían
en sus manos.

3.

Era incesante en la pasión vacía. Los perros olfateaban su pureza
y sus manos heridas por los ácidos. En el amanecer, oculto
entre las sebes blancas, agonizaba ante las carreteras, veía
entrar las sombras en la nieve, hervir la niebla en la ciudad profunda.


4.

Vigilaba la serenidad adherida a las sombras, los círculos donde se
depositan flores abrasadas, la inclinación de los sarmientos.
Algunas tardes, su mano incomprensible nos conducía al lugar sin
nombre, a la melancolía de las herramientas abandonadas.

Cada mañana ponía en los arroyos acero y lágrimas y adiestraba a los
pájaros en la canción de la ira: el arroyo claro para la hija
dulcemente imbécil; el agua azul para la mujer sin esperanza, la que
olía a vértigo y a luz, sola en el albañal entre banderas blancas,
fría bajo la sarga y los párpados ya amarillos de amor.

martes, 22 de diciembre de 2009

FUSIONS


Visualització mol·lecular de l'ADN. Bella fusió.

Per saber què diu la llei sobre les fusions de les televisions privades a Espanya cliqueu AQUÍ!

ELS SOCIALISTES -PRISA- I BERLUSCONI -T5- ES FUSIONEN:
Telecinco y Cuatro protagonizan la primera fusión de dos grandes cadenas
Por Agencia EFE – hace 3 días
Madrid, 18 dic (EFE).- Telecinco y Cuatro han protagonizado la primera fusión de dos grandes cadenas de televisión en España, una operación de un importante calado empresarial pero que apenas repercutirá de forma inmediata en los telespectadores porque ambas mantendrán sus marcas en la parrilla.
La fusión entre Telecinco y Cuatro supone la primera evidencia de la Ley de Medidas Urgentes en Materia de Telecomunicaciones, que inició su andadura hace poco más de cuatro meses.
Telecinco comunicó hoy a la Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV) su acuerdo con PRISA para la integración de la cadena de televisión Cuatro en Telecinco y la adquisición por ésta del 22 por ciento de Digital +.
Gestevisión Telecinco adquirirá mediante canje de acciones el capital social íntegro de una sociedad de nueva creación que incluirá la rama de actividad de Cuatro, el negocio de televisión en abierto de Sogecable, y asimismo adquirirá una participación del 22 por ciento en Digital Plus.
PRISA, según el acuerdo culminado hoy, recibirá acciones de nueva emisión de Telecinco que, tras una ampliación de capital de entorno a 500 millones de euros, equivaldrán aproximadamente al 18,3 por ciento del capital social de Telecinco.
El objetivo de la ampliación de capital es el de financiar la operación y reforzar el balance de Telecinco, según ha explicado en su notificación a la CNMV la empresa Mediaset, propietaria de Telecinco.
PRISA también recibirá 500 millones de euros en efectivo, tras el acuerdo de hoy y contará en el Consejo de Administración de Telecinco con una representación proporcional a su participación y, a la vez, la participación de Telecinco en el Consejo de Digital + será también proporcional a su participación en esta compañía.
Por último, la notificación recuerda que el acuerdo está sujeto al cumplimiento de determinadas condiciones, que incluyen una revisión legal, financiera y fiscal; la negociación y formalización de la documentación definitiva; la obtención de las pertinentes autorizaciones regulatorias y de la competencia y la aprobación por los órganos de gobierno de cada compañía de las operaciones acordadas.
La Ley de Medidas Urgentes en Materia de Telecomunicaciones entró en vigor el pasado 3 de julio, era una modificación de la ley de octubre de 2005 de Medidas Urgentes para el Impulso de la Televisión Digital Terrestre (TDT), de Liberalización de la Televisión por Cable y del Fomento del Pluralismo.
La ley que ha permitido la fusión anunciada hoy, y la que con toda probabilidad se producirá entre Antena 3 y La Sexta, arbitra límites en relación a la simultaneidad de participaciones en el capital social de distintos operadores.
Así, la ley establece la barrera del 27 por ciento de audiencia media de los operadores en los que el titular de las participaciones simultáneas cuenta con más de cinco por ciento del capital a la vez que limita la acumulación de derecho de uso sobre el espacio radioeléctrico.
La unión hoy de ambas cadenas llega en un momento en el que el Grupo PRISA acumula una deuda, hasta finales de septiembre, superior a los 5.000 millones de euros, aunque algo más desahogada después de que el pasado 25 de noviembre Telefónica firmara un acuerdo con PRISA para adquirir el 21 por ciento de la plataforma de televisión de pago Digital+ por 470 millones de euros.
Previsiblemente, el espectador no percibirá alteración alguna cuando se siente ante el televisor ya que la fusión prevé que ambas cadenas conserven sus marcas.
Este es el segundo intento de fusión de Cuatro, después de que en pleno mes de agosto, los grupos Imagina (Mediapro-Globomedia) y Prisa anunciaran la ruptura de las negociaciones que ambos mantenían para una posible fusión.
En una nota remitida entonces a la CNMV, PRISA ya advertía de que seguiría "explorando nuevas oportunidades de negocio con otros operadores de televisión", algo que ha llegado hoy a buen puerto.
Por su parte, La Sexta ha cambiado de compañero y se encuentra en conversaciones con Antena 3, según informan a EFE fuentes de la cadena de Planeta.


PLANETA E IMAGINA ULTIMA SU FUSIÓN DE ANTENA 3 Y LA SEXTA

• Las dos empresas crearán un hólding para gestionar en común las cadenas
• Ambas televisiones mantendrán su línea editorial, su imagen y su programación

EL PERIÓDICO
MADRID
Los propietarios de Antena 3 y La Sexta han alcanzado un principio de acuerdo para integrar ambas cadenas en un hólding que explotará conjuntamente las dos televisiones. Así, Planeta y su socio italiano Agostini (Antena 3) se repartirán con Imagina y Televisa (La Sexta) las participaciones de la nueva empresa en un porcentaje aún por determinar (aunque los accionistas de A-3 podrían controlar cerca de un 80%). Eso sí, las dos cadenas conservarán sus marcas, línea editorial y sus programaciones, por lo que no será una fusión literal de canales, sino de los operadores que las controlan.
A falta solo de cerrar los flecos, el principio de acuerdo entre A-3 y La Sexta pone fin a tres semanas de intensas negociaciones, culminadas con lo que será la primera gran operación de fusión en el mapa audiovisual español. La unión de las dos cadenas dará origen a un fuerte grupo, con ocho canales en la nueva TDT (que estará totalmente implantada en abril del 2010). La alianza les permitirá acaparar una cuota de audiencia de cerca del 22,6% (en el acumulado del 2009), porcentaje que se obtiene con la suma del 16% que tiene Antena 3 TV (con Nova y Neox) y el 6,6% de La Sexta. El decreto liberalizador aprobado por el Gobierno el pasado febrero permite las participaciones cruzadas entre cadenas, siempre que la suma de estas teles no rebase el 27% de cuota. Aunque las diferencias entre el músculo financiero de una y otra son evidentes (la cadena de Planeta obtuvo en los nueve primeros meses de este año un beneficio de 18 millones de euros, mientras que la de Imagina y Televisa cerró ese periodo con pérdidas de 93 millones), La Sexta cuenta en su inventario con series y programas de éxito que pueden complementar la oferta de Antena 3. Si el pacto no se tuerce, los espectadores seguirán viendo las dos cadenas como hasta ahora, con sus propias señas de identidad, filosofía y logotipos. Los cambios serán en algo tan invisible y vital como es la gestión: se trabajará de manera conjunta el apartado económico-financiero, la publicidad, el área comercial y habrá sinergias en aspectos como los derchos televisivos.

INTENTO FRUSTRADO / Imagina ya estuvo a punto, el pasado verano, de llegar a un acuerdo similar con Prisa para integrar La Sexta y Cuatro. Las dos últimas cadenas en llegar y también las más pobres en audiencia rompieron en el último momento las conversaciones al chocar con la ecuación de canje de las acciones. Este escollo parece haberse salvado ahora con un acuerdo que concede a los propietarios de A-3 cerca del 80% del capital del nuevo hólding, aunque los dos buscarán una fórmula para compartir su gestión. Otra de las ventajas que tiene la operación para la cadena de Planeta es la posibilidad de disfrutar de los derechos del fútbol televisado que ofrece La Sexta, y que también explota en el único canal de pago de la TDT, Gol TV (que forma parte de La Sexta).
Algunas fuentes cercanas a las negociaciones han apuntado la posibilidad de que los dos nuevos socios se planteen en breve la creación de una plataforma de pago en la nueva TDT, que tendría a Gol TV como principal reclamo. Esa hipótesis chocaría con la necesidad de disponer de un número elevado de canales para poner en marcha la plataforma, ya que los ocho con que contaría el nuevo hólding no serían suficientes, y obligaría a comprar o alquilar alguno más de otras operadoras.

ADELANTO / El consejero delegado de La Sexta, José Miguel Contreras, ya avanzó el pasado martes que esperaba alcanzar un acuerdo «antes de tres meses» con otro operador para incorporar nuevos canales a la TDT de pago. Por su parte, Planeta remitió ayer a la Comisión Nacional del Mercado de Valores (CNMV) una nota en la que admite «conversaciones con otros operadores, incluida La Sexta», pero niega que haya alcanzado ningún preacuerdo con ellos.

lunes, 14 de diciembre de 2009

LISPECTOR & GIBBONS


"Pero precisamente la lenta acumulación de siglos amontonándose automáticamente era lo que, sin que nadie se diese cuenta, iba volviendo muy pesada la construcción en el aire, esa construcción iba saturándose de sí misma: se iba volviendo cada vez más compacta, en vez de volverse cada vez más frágil. El cúmulo de vivir en una superestructura se volvía cada vez más pesado para sostenerse en el aire. Como un edificio donde, de noche, todos duermen tranquilos, sin saber que los cimientos fallan y que, en un instante no anunciado por la tranquilidad, las bigas van a ceder porque la fuerza de cohesión está lentamente disociándose un milímetro por siglo (…) Quiero encontrar la redención en el hoy, en el ahora, en la realidad que está siendo y no en la promesa, quiero encontrar la alegría en ESE INSTANTE (…) Quiero la materia de las cosas. La humanidad está impregnada de humanización, como si fuese necesario; y esa falsa humanización estorba al hombre y a su humanidad. Existe algo que es más ancho, más sordo, más profundo, emnos bueno, menos ruin, menos bello (...) De algo estoy segura: si llego al final de este relato, iré, no mañana, sino hoy mismo, a comer y a bailar al Top-Bambino, necesito condenadamente divertirme y distraerme (…) Es que no lo he contado todo. (…) La vida me es, y no comprendo lo que digo. Y entonces adoro… ”
Clarice Lispector, La pasión según GH

martes, 1 de diciembre de 2009

CINE&MÚSICA


Pues eso, entre otras cosas, es a lo que me refería. "Jockey full of Bourbon" de Tom Waits dando la entrada a la película Down by Law de Jim Jarmsuch.

Y también a eso:

lunes, 30 de noviembre de 2009

MÚSICA&CINE


escena de Blue Velvet-canción: Roy Orbison

Cuando éramos pequeños nos quedábamos embelesados mirando el calidoscopio indomable de los musicales, nos colgábamos de sus frases (“when we’re out together dancing cheek to cheek”, “I’m singin’in the rain, na-naaa-niranona…”), nos escapábamos a Brigadoon sin ansias de volver, conocíamos New York, las luchas de príncipes y princesas coronados, tronados y destronados en un rapto del serrallo sin fin. Éramos pequeños y no nos importaba que alguna de las películas, tal como pasa con los cuentos, cerraran con la moraleja de turno: la película siempre empezaba y terminaba en su melodía, en sus gestos, en sus formas mutantes. Los personajes apenas se podían besar, puesto que estaban todo el día cantando, pero cuando se paraba la música, aquello era un de profundis completamente esperado, incluso para un niño. Llegaron los grandes compositores musicales y la música salió de la trama para florecer en la psyché del espectador con las inundaciones de John Williams, Ennio Morricone, Bernard Herrmann, Jerry Goldsmith o el tierno de Nino Rota. Cuánto bien que le ha hecho la música a la imagen, “música para los ojos” que decía Debray, a pesar de que el cine nació mudo (al fin y al cabo como los hombres que nacemos ruidistas, crecemos cantarines y morimos en el silencio más calmo). Últimamente los documentales sobre músicos abundan (Joy Division, Dream of horses, I’m your man y un largo etcétera que el In-edit Beefiter puede rendir justas cuentas), quizás porque, por un lado la muerte va alcanzando nuestros mitos a paso de gigante y, en segundo lugar, porque hay un alud de nuevas bandas que han llegado fácilmente a la población media a través de circuitos como Internet con los portales de redes sociales como Myspace. Pero yo quería hablar, en realidad, de algunos momentos memorables de esta historia de amor entre la imagen y la música. El último ha sido The limits of Control, última película de Jim Jarmusch, que hila su banda sonora con Boris, un buen grupo de postrock (por llamar de alguna forma la música de guitarras eléctricas que crean paisajes sonoros a partir de la diferencia y la repetición). Jarmusch ha sido el gran potenciador de la música en sus películas, de los cohetáneos, de los amigos; Tarantino (por citar otro grande), en cambio, hace juegos de magia con sus bandas sonoras, aunque de artistas, muchos de ellos, ya retirados, como la gran Dusty Springfield, entre muchos otros. Jarmusch pone en Juego a Neil Young en Year of the horse, pone en juego también a dos grandes músicos, Tom Waits y John Laurie, y le da la batuta al mismo Neil Young para componer la banda sonora de Dead Man: aquellas cinco notas que prolongan el tema principal tienen tanta fuerza como las cinco notas que servían para el tema principal de Mozart en la primera sinfonía que compuso cuando tenía 7 años, notas que se volvían repetir en su última sinfonía, la Júpiter, muchos años después. ¡Ah! Milagros de la vida, tan concreta ella, a veces, que se escapa por el desguaze y termina en el universo. También Louis Malle le dio el tema principal de L’ascenseur pour l’échafaud a la pantera negra que podía emitir “miles de tonos” (según lo tituló en un disco), Miles Davis. Otro bestia que tiene su relación con el cine es Nick Cave, Wenders lo escenificó en El cielo sobre Berlín. Luego él, junto a Warren Ellis y algunos otros miembros de los Bad Seed ha compuesto bandas sonoras tan increibles como The Proposition, The Assassination of Jesse James o The Road. Wim Wenders, por otra parte, ha demostrado tener un gran talento musical con bandas sonoras como la que Ry Cooder compone para él en París-Texas (de un minimalismo cristalino que multiplica la imagen) y produciendo documentales como Buena Vista Social Club o Soul of a men. En su malísima última película, Palermoo Shooting, como mínimo uno puede gozar de las canciones de la Velvet Underground (cuando aparece el fantasma de Lou Reed –Wim, que aún no está muerto hombre-), de Calexico, Beirut o Bonnie Prince Billy. Ahora sí que me voy acercando a lo que quería hablar. Otros grupos han quedado escenificados (Bauhaus cantando Bela Lugosi is dead en El Ansia), otros cantantes han pasado a la pantalla (David Bowie o Kim Gordon). Wong Kar Wai construye en My Blueberry Nights (muy floja para los que nos congregamos al evangelio de In the Mood for Love) una excelente banda sonora con mujeronas de la talla de Cat Power o Cassandra Wilson, la misma jugada hace Sofia Coppola en Lost In Translation con temas de My Bloody Valantine o el It’s like honey de Jesus & Mary Chain. Y también hay películas de las que sólo quedan un par de canciones como My Girl o Dirty Dancing (sí, también crecimos viendo Dirty Dancing y escuchando los vinilos de Serrat). En estas dos películas de Sofia Coppola y de Wong Kar Wai los personajes se besan igual de poco que en los musicales que veía de pequeña (hay algo de puritano en la última película de Wong Kar Wai, o quizás es simplemente Norah Jones), pero aquellos parecían más felices, no se quedaban mirando detrás de las cristaleras llorando por dentro y por fuera, temblando de frío, de miedo o de soledad, sino que viajaban a través del espejo, como Alicia, cantando: It's like honey…

The Matadors